English en
  • français fr
  • English en
Free same-day delivery within a 50 km radius of Bromont
English en
  • français fr
  • English en
Cart 0

Expositions précédentes

Hélène Lessard

Hélène Lessard s’est souvent questionnée sur le sens qu’on devait accorder à l’expression “démarche artistique” et, à chaque fois, l’image qui s’imposait à elle était celle d’un randonneur, équipé de sa carte, de sa boussole et de son guide, et qui savait parfaitement quels sentiers balisés emprunter pour arriver à destination. À quoi sert d’atteindre l’objectif qu’on s’est fixé si on en évacue ce qui constitue l’essentiel de la véritable pratique artistique, c’est-à-dire l’audace, le risque, la découverte et surtout le doute ?

Le courage de cette artiste exceptionnelle lui ouvrira la porte d’un univers particulièrement danse et riche. Dans ce nouveau monde la matière brute, les couleurs débridées et l’instinct pur s’associent pour former un tout qui transcende la réalité. Pour Hélène Lessard, l’élan artistique part avant tout d’une émotion qui se traduit comme elle peut sur la toile. Ensuite, elle la façonne et en réinvente le sens dans un discours qui fait parler les couleurs.

« La peinture est le canal de communication et de communion où tout est possible ». Je suis une exploratrice qui trouve son plaisir dans la découverte d’un itinéraire inconnu. Je ne peins pas pour prouver ce que je sais faire, je peins pour être bousculée, questionnée, transformée par les formes, les images, les couleurs, transformée par la peinture elle-même. » Hélène Lessard 

Bachelière en Design graphique, Hélène Lessard, colorée et audacieuse, est très présente depuis 2002. Montréal, Mont-Saint-Hilaire, Sutton, Dunham, Frelighsburg, St-Jean sur le Richelieu, Granby, Durham mais aussi la Gaspésie et le Vermont ont accueilli ses oeuvres à plusieurs reprises en solo et en groupe dans le cadre de festivals, de symposiums, d’ateliers, d’expositions, de salons des arts, d’expériences de peinture en direct, de galeries et musées. Créatrice originale c’est avec simplicité et empathie qu’ Hélène Lessard, en parfaite maîtrise de son art, souhaite le partager et le communiquer sur le plus vaste territoire possible. Elle nous fait don avec intelligence d’une oeuvre généreuse et aventurière qui ouvre et éclaire nos voies intérieures.

 
Johanne Laventure
Les Écorces et les Mots

Cette exposition exprime une période de ma vie qui était en reconstruction suite à des épreuves. Le désir de peindre s’est lové en moi tout comme l’oiseau recherche son nid. Une urgence s’installe afin de trouver une nouvelle direction. Marcher dans la nature, zigzaguant dans les sentiers, sentir le sol sous mes pieds est des plus salutaire. J’ai reniflé les pins et les feuilles gisant sur le sol. J’ai piétiné mousses verdoyantes et sol instable afin de trouver l’habitacle, mon nouveau territoire. J’ai trouvé sur mon chemin cet arbre mythique qui m’a littéralement fait de l’œil, cet arbre noble le Bouleau.

Du plus loin que je me souvienne le bouleau a toujours eu ma faveur. Cet arbre aux branches fines et élégantes, sa blancheur contrastant avec les arbres avoisinants. Cela m’a ramené dans mon enfance lorsque je ramassais des écorces de Bouleau et écrivais des mots avec des craies. J’ai donc suivi mon instinct et j’ai ramassé de nombreuses écorces qui jonchaient sur le sol. Je les ai lavées, nettoyées, javelisées afin d’y regarder un peu plus près. Et j’y ai découvert une fascination pour leurs histoires, des cicatrices ouvertes, des lignes tigrées, des contrastes de couleurs terres qui s’allument avec la blancheur de certaines écorces.

J’ai donc joué avec elles et voulu les incorporer à mes toiles tel un mouvement d’abandon. Trouver un nouveau langage une nouvelle expression. Utilisant les couleurs primaires afin d’amener un dynamisme et une certaine modernité. Jouer avec les formes insérant des objets afin de créer un côté ludique et décoratif. Cette expérience picturale m’a permis de regarder la nature et d’y voir une symbolique, le rôle dans la guérison ou dans l’appropriation de ce que nous sommes.
Mon travail s’inscrit aussi dans cette préoccupation écologique ou la nature devient centrale dans nos vies. Protégeons donc cette nature qui est si bienfaitrice.

La deuxième proposition de toiles que je vous présente vient de cette même période de remise en question et se veut moins abstraite décrivant davantage l’aspect relationnel. Les couleurs primaires et dynamisantes ainsi que les textures regorgées de peinture décrivent cette envie d’aborder les vibrations, l’énergie et l’expression liée aux émotions. Le geste est plus spontané, brut et capte davantage l’instantané.

Des couples, des regroupements de personnes se cachent, s’invitent au dialogue, s’aident et appartiennent tous au changement. Cette série témoigne de mon désir d’aller à la rencontre de l’autre dans tout ce qu’il y a de plus complexe et d’émouvant.

 

Gohu (Hugo Aubin)
Ois’o & Les Chimères de La Fontaine

Cette exposition comporte deux séries qui partagent un sujet commun ; les animaux. D’un côté, il y a Ois’o, une série qui se veut un hymne à la nature et à ces différentes espèces d’oiseaux. Les textures et les couleurs proviennent d’agrandissement d’acétates sur lesquelles Gohu a travaillé avec des encres en atelier. Elle se distingue par ses couleurs vives et son approche très gestuelle. Les oiseaux sont créés avec un ordinateur et dessinés à partir d’un écran tactile à l’aide d’un stylet professionnel. De l’autre, Les Chimères de La Fontaine présente des portraits d’êtres chimériques aux figures animales et qui, selon l’artiste Gohu, auraient pu hanter l’auteur durant ses fabulations littéraires. Qui étaient ces humains derrière ces fables ? Est-ce que l’auteur aurait puisé cette inspiration de personnages qu’il aurait côtoyés? Elle représente des animaux anthropomorphes (mi-humain/mi-animal) tirés des fables de l’auteur Jean de La Fontaine, né le 8 juillet 1621, à Château-Thierry, et mort le 13 avril 1695, à Paris. Il était un poète français de grande renommée, principalement pour ses fables et, dans une moindre mesure, pour ses contes. C’est ce travail de fabuliste qui intéresse Gohu. Les oeuvres sont constituées d’estampes numériques imprimées sur des surfaces en aluminium brossé, d’impressions sur papier d’Arche cousu à moulin à coudre et de poupées de chiffons avec transfert d’images. Toutes les oeuvres de Gohu utilisent l’impression comme mode d’expression.

Originaire du Saguenay, Hugo Aubin, alias gohu, est issu du domaine des arts graphiques et y évolue depuis plus de vingt-cinq ans comme graphiste et directeur artistique. En 2014, il décide de consacrer son talent de designer graphique à l’art imprimé. Bien qu’au départ autodidacte, plusieurs années de perfectionnement dans divers ateliers lui ont permis d’acquérir différentes techniques d’impression telles que le monotype, la collagraphie/carborundum et l’eau-forte. Il est lauréat à plusieurs reprises de l’Expo-concours de La Prairie. Il expose son travail artistique en solo et en groupe au Québec et au Canada. On retrouve ses oeuvres dans les collections de la Ville de La Prairie, de la Ville de Sainte-Catherine, de la Ville de Montréal dans l’arrondissement de La Salle et dans des collections privées.

Sa démarche artistique se situe entre deux univers : l’abstrait et le figuratif. Son inspiration provient de l’équilibre fragile des textures qu’il conçoit en atelier avec différents médiums, supports et techniques. Il joue avec le hasard et la spontanéité et accueille ainsi l’énergie du moment. C’est d’ailleurs en scrutant à la loupe chacune de ses textures qu’il explore des mondes singuliers qu’il trouve la beauté qu’offre l’infiniment petit. Il y sélectionne un fragment pour ensuite le numériser et l’agrandir par ordinateur. C’est ce petit détail abstrait, quasi cellulaire, qui apporte la richesse des couleurs dans son travail. Ensuite, sa composition prend une dimension numérique. Il utilise des images photographiques ou des dessins qu’il crée. Il invente de nouvelles iconographies d’expression hybride lui permettant des variations infinies. Cela lui offre la possibilité de remodeler les matrices, de changer les perceptions des images et de reconstituer des environnements ouverts à l’imaginaire où chaleur et froid se conjuguent.

Visitez son site web gohu.ca

 

Marie-Josée Laframboise
Combinaisons aléatoires, impressions numériques
Née à Québec, Marie-Josée Laframboise vit et travaille à Montréal. Titulaire d’un baccalauréat en arts plastiques (1987) de l’Université du Québec à Montréal (UQÀM), elle obtient en 2002 une maîtrise en arts visuels de l’Université Concordia. En 2000, au cours de sa maîtrise en arts visuels, elle participe à un échange international à la Glasgow School of Art. Ses œuvres ont été présentées dans le cadre d’exposition individuelles et collectives notamment, la Galerie d’art d’Ottawa; le Musée d’art de Joliette; le centre de diffusion et de production de la photographie VU; la Southern Alberta Art Gallery; Le Quartier, Centre d’art contemporain (Quimper); le Musée d’Art Moderne et d’Art Contemporain (Nice); la Kunstraum Dornbirn (Autriche); le Musée régional de Rimouski; le Centre d’art contemporain (Bruxelles); la Galerie de l’UQAM; le centre Langage Plus; le centre d’exposition CIRCA; Occurrence espace d’art et d’essai; l’Espace-musée de Québécor; la Grenfell Campus Art Gallery; et la Art Gallery of Hamilton. On trouve ses oeuvres au sein de collections privées et publiques importantes, dont la collection Prêt d’oeuvres d’art du Musée national des beaux-arts du Québec, le Musée d’art de Joliette, la collection du Cirque du Soleil ainsi que celle de la Fondation Christoph Merian, en Suisse.

Ma démarche sculpturale prend principalement la forme d’installations in situ qui construisent, dessinent, configurent ou capturent un territoire, en tirant parti de l’étendue du lieu, de ses contraintes, du matériau employé et des ressources présentes sur place. Mes installations peuvent aussi être appréhendées d’un point de vue graphique, dans la mesure où elles relèvent directement de l’acte de tracer, sur une surface, des figures d’éléments en réseau, faisant parfois référence aux structures de systèmes mathématiques tels que les points d’inflexions et de rebroussement, le vecteur ou la courbe de Bézier. Le fil, le tube, le filet, les segments de cerceaux viennent emplir les lieux, tandis que les matières greffées aux parois de l’espace d’exposition – mur, plafond, colonne, poutre, sol – créent des parcours inhabituels, nous invitant à circuler à l’intérieur de structures ou, au contraire, à éviter certains lieux de passage préétablis.

En dialogue avec mes recherches sur l’appropriation spatiale et la mise en réseau de multiples matières, ma pratique du dessin, toujours ancrée dans le questionnement sur l’espace, explore et prolonge le concept du réseau. Particulièrement dans les dessins récents, des éléments visuels issus d’un contexte industriel sont intégrés à des compositions abstraites où des référents à la réalité cohabitent avec des figures géométriques. Dans le même esprit, ma recherche consiste également à photographier des câbles électriques qui compartimentent et hachurent le paysage de notre environnement quotidien. Ces enchevêtrements de fils, capturés sous différents angles, deviennent des compositions complexes qui révèlent des réseaux linéaires auxquels nous ne portons généralement guère attention.

Marie-Josée Laframboise

Visitez son site web mariejoseelaframboise.com

 

Alain Limouzin
Lithographies et dessins
Principalement composée de lithographiques en noir et blanc au tirage limité ou de pièces uniques parce que l’artiste est intervenu sur les épreuves une nouvelle fois, cette exposition présente treize œuvres dont quelques-unes en couleurs toutes conçues dans une approche contemporaine de la figuration. Abordant le thème de la Nature, plus spécifiquement dans notre rapport avec le monde animal, devant les bouleversements écologiques et la perte de la biodiversité, ces œuvres participent à la réflexion des plus actuelles au sujet de l’Humain face à son environnement.

L’Animal fait partie intégrante de la démarche de l’artiste comme essence principale de son langage visuel. C’est-à-dire qu’il lui a fallu plusieurs années d’expérimentation, d’observation et d’analyse par le dessin, la photo et la vidéo, sur des animaux vivants, avant de pouvoir faire en sorte que le geste de création n’en devienne presque celui d’un langage automatique du sujet. Une extraction en quelque sorte d’une certaine forme de connaissance de l’Animal pour le mettre en relation à force égale avec nous dans une représentation autre que celles déjà codifiées dans notre langage iconographique, symbolique ou pictural.

Dans ce rapport de force, c’est l’Animal qui s’exprime. L’artiste le laisse se mettre en scène dans une dualité avec notre environnement de plus en plus présent et symboliquement représenté dans les châteaux d’eau. Des signes d’urbanisation, des cadrages et des formes rectilignes viennent s’opposer aux mouvements et aux formes plus organiques des animaux. Une grande beauté très expressionniste se dégage des images ainsi crées où l’on ressent l’énergie dans la force du dessin et l’émotion en cette Nature qui affronte son destin.

[…] Les animaux aussi ont une histoire, mais c’est nous qui l’écrivons avec nos affects et nos représentations. Leur histoire, c’est l’histoire de notre regard sur eux. Le réel est ailleurs. […] Boris Cyrulnik « Les animaux humanisés » dans Si les lions pouvaient parler : essais sur la condition animale, [Paris], Gallimard, 1998.
Visitez son site web limouzin.ca

Sarah Gobeil
Série hybrides: impressions numériques
Née à Rimouski, l’artiste photographe Sarah Gobeil migre vers les Cantons-de-l'Est en 1987. Après des études en arts sous plusieurs formes, la vie l’amène à travailler chez BRP durant une dizaine d’années. Cette expérience nourrit son intérêt pour les mécanismes, les gros outils et la machinerie. Elle y apprend à transformer sa perception spatiale. Les squelettes des véhicules lui évoquent des masques et des animaux sans pelage. Inspirée par ces derniers, elle transpose ses observations dans sa pratique artistique en juxtaposant des plans de machines à des portraits humains et animaliers. La physionomie du visage est scrupuleusement étudiée et mise en valeur par l’artiste photographe.

Le regard profond du sujet demeure l’essence même de l’œuvre. Dans le présent corpus, les portraits de Sarah nous transportent dans un univers irréel donnant ainsi accès à ses observations et à ses fantaisies. Elle s’inspire de créatures futuristes pour donner naissance à ces personnages hybrides intrigants et percutants. Témoins de notre quotidien, les assemblages proposés imposent un moment de réflexion, voire d’introspection.

Visitez son site Web sarahgobeil.com et suivez-la sur Facebook.